Interview #1 : Salomé

 

 

 

 

« J’étais curieuse avant l’étude et l’expérience a été très positive ! »

A l’issue de sa journée d’étude clinique, une volontaire nous a raconté son expérience à Alyatec. Rencontre avec Salomé, 21 ans, étudiante à la faculté des Sciences du Langage de l’Université de Strasbourg.

 

Salomé, pouvez-vous brièvement nous parler de vos allergies respiratoires ? 

Tout comme mes quatre frères et sœurs, je suis essentiellement allergique aux acariens et aux poils de chats. En plus de cela, je fais également des réactions au foin (ndlr : graminées) et à certains fruits. Je souffre d’un asthme modéré qui ne me complique pas trop la vie car il est maitrisé, je prends des médicaments. Même si j’ai appris lors de l’entretien médical à Alyatec que, depuis 15 ans, je ne les prenais pas efficacement ! J’ai donc pu ajuster mon traitement et le suivre de manière correcte. Rien que cela est déjà un point positif à ma venue à Alyatec ! J’ai effectué des tests allergiques quand j’étais toute petite mais plus aucun depuis. Alyatec m’a permis d’en refaire et de voir l’évolution de mon profil allergique.

Comment avez-vous pris connaissances des activités d’Alyatec ?

Je participais à un événement, sans aucun rapport avec l’allergie, et j’ai rencontré une jeune femme qui m’a parlé d’Alyatec et des études qu’elle avait déjà faites là-bas. Comme je semblais correspondre au profil qu’elle décrivait, je me suis dit que cela pouvait être intéressant.

Pourquoi avez-vous décidé de participer à une étude clinique ?

Mes études me laissent pas mal de temps libre pour satisfaire ma curiosité et faire des choses à coté comme du bénévolat ou découvrir l’environnement des études cliniques. En outre, cette étude à Alyatec me permet d’en savoir plus sur mon asthme et mon profil allergique, ce qui me sert vraiment d’un point de vue personnel ! Sans oublier l’indemnisation qui est toujours sympathique lorsqu’on est étudiant…

Aviez-vous déjà pris part à d’autres études cliniques ?

Je n’en avais jamais fait auparavant. Par contre, je fais des dons du sang et je me suis inscrite pour donner de ma moelle osseuse. J’essaye d’aider la science à ma façon !

Est-ce que votre opinion sur les études cliniques a changé depuis que vous êtes venue chez Alyatec ?

Je n’avais aucune appréhension particulière, je fais confiance au médecin. J’avais de la curiosité avant l’étude et j’ai vécu une expérience très positive. Je pourrai dire aux gens que cela se passe très bien.

Pouvez-vous nous expliquer le processus par lequel vous êtes passée pour être ici aujourd’hui ?

La première fois, je suis venue pour effectuer un bilan médical et discuter de mon profil allergique avec le médecin d’Alyatec. Il y a ensuite eu deux autres rendez-vous : un pour des tests de réaction allergique cutanée puis un autre pour effectuer des tests de provocation à la méthacholine afin de vérifier mon profil asthmatique. J’ai finalement été retenue pour l’étude clinique et je suis venue à une première journée d’exposition aux allergènes avec sept autres personnes. Je suis restée exposée une dizaine de minutes dans la chambre (ndlr : chambre d’exposition environnementale). Tout s’est bien passé. C’était intéressant de découvrir le déroulement d’une étude. Seul souci, je n’avais pas rapporté assez de choses pour m’occuper toute la journée ! (ndlr : les volontaires sont gardés en observation 6h après leur sortie de la chambre). J’ai donc prévu le coup pour la deuxième journée, j’ai rapporté mes cours. On est en période d’examens donc c’est parfait !

 

« Tout est parfaitement cadré, on est pas du tout jeté dans la nature. »

 

D’un point de vue personnel, comment s’est déroulée l’exposition dans la chambre environnementale ?

En général quand je rentre dans une pièce « à risque », c’est à dire avec des tapis ou des canapés, je sens tout de suite une oppression. J’arrive à limiter ma réaction allergique en me mettant près de la fenêtre, en allant marcher dehors ou en évitant un chat. Mais ici, je ne peux rien éviter, donc la réaction allergique survient plus rapidement.

L’inquiétude que je peux parfois ressentir dans un environnement « sensible » disparaît totalement ici : tout est entièrement contrôlé et je n’avais absolument aucune angoisse, même quand je commençais à respirer moins facilement. De toute manière on m’a bien expliqué le protocole avant l’exposition : on n’essaie pas de nous mettre dans le coma, on nous fait sortir de la chambre lorsque notre capacité respiratoire diminue de 20% seulement !

Et puis il y a toutes les démarches préalables, l’accompagnement par le personnel, l’environnement médical et l’effet « blouse blanche » : tout cela est très rassurant. Sans compter qu’Alyatec se situe dans les locaux du NHC (Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg), c’est toujours utile. En fait, tout est parfaitement cadré, on n’est pas du tout jeté dans la nature.

Quel est votre point de vue sur Alyatec ?

Le sol est étrange avec ces signatures de médecins et la couleur des murs ne me plait pas vraiment ! Plus sérieusement, on est bien encadré, l’équipe est très sympathique, c’est génial. Un personnel comme celui-là motive vraiment à venir.

Etes-vous prête à revenir pour une nouvelle étude ?

Je reviendrai tout à fait et j’ai déjà conseillé Alyatec à plusieurs personnes. J’en parle autour de moi !